ce n'est pas en cassant le thermomètre que l'on fait baisser la température

Publié le par tagazou

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D
<br /> <br /> Une de mes amies de Floride a du mal à comprendre qu'en France nos politiques reçoivent des balles via le courrier. Il existe pourtant des moyens tellement plus rapides pour être sure qu'un<br /> cadeau arrive à destination. J'avoue que je suis bien incapable de lui répondre.<br /> <br /> <br /> <br />
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D
<br /> <br /> "Vivre tout simplement pour que tous puissent simplement vivre" disait Gandhi.<br /> <br /> <br /> C'est bien la seule consigne que je sois capable d'apprendre, de comprendre et d'appliquer. Ayant tant de difficultés à en retenir d'avantage, moi qui ne suis ni poétesse, ni pacifiste mais<br /> plutôt telle Méduse, assoiffée de justice et de vengeance, le couteau entre les dents, utilisant la langue comme un poignard dont les caresses et les reflets ne saurait se contenter d'effleurer<br /> la belle société, préférant la mettre en pièces, la dépecer, pour la punir de s'être si mal comporté en négligeant autant les besoins de ce monde.<br /> <br /> <br /> Si nous désirions tant lutter contre la pauvreté et non contre les pauvres, nous devrions déjà réquisitionner de force tout les logements gardés inoccupés à seul fin de spéculation et planter la<br /> tête de leurs propriétaires à des crocs de boucher pour simple monnaie de leurs efforts pour leur bien être au détriment du commun.<br /> <br /> <br /> Ils ne sont pas si nombreux hélas, car d'avantage, ils auraient été susceptibles de bien mieux nourrir les chiens de la vengeance, bien plus redoutables que ceux gardant leurs luxueuses<br /> résidences.<br /> <br /> <br /> <br />
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T
<br /> <br /> de même qu'en ce moment notre gouv' de neuneus ne lutte pas contre le chômage mais bien contre les chômeurs<br /> <br /> <br /> c'est après-midi, une dame très très âgée m'a avoué son envie d'envoyer un panier d'oeufs pourris au petit Nicolas. Oh ! y a des gens... tout d'même !<br /> <br /> <br /> <br />
D
<br /> <br /> Je te crois d'autant plus que je connais parfaitement les raisons faisant qu'au bout d'un certain nombre d'expériences douloureuses, l'on se reffuse par simple instinct de survie, à accorder sa<br /> confiance à qui que se soit, y compris à celles et ceux n'ayant aucune mauvaise intention à son égard.<br /> <br /> <br /> Si je te décrivais ne serait-ce que le dixième des pièges dans lesquels je suis moi même tombée pour en réchaper de justesse, ne devant mon salut qu'à une chance incroyable si ce n'est à un ange<br /> gardien surentrainé, il y a fort à parier que tu t'imagines que je me moques de toi ou que le fait d'avoir grandie dans le midi me fait tout exagérer et pourtant, les témoins ne manqueraient pas<br /> si besoin était, pour confirmer que je tout ce que j'affirme c'est passé tel que je l'ai décrit, aussi comme je tiens à ton amitié, je me garderais de trop t'en dévoiler.<br /> <br /> <br /> <br />
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T
<br /> <br /> j'apprécie ta diplomatie...  et je veux bien te croire, car j'ai suffisamment d'exemples concrets qui me démontrent que tu as très certainement raison<br /> <br /> <br /> nous avons pris pour habitude de ne pas déranger ceux qui ne désirent pas nous rencontrer (enfin moi en tous cas c'est ce que je fais)<br /> <br /> <br /> pour le suivi longue durée (adminisratif etc...) il y a une équipe de jour pour ça, et je sais qu'il leur arrive de passer plusieurs mois avec une personne, jusqu'à continuer à l'accompagner<br /> après le début de la ré-intégration, considérant l'individu comme étant un funambule constamment sur le point de tomber, et comme je te l'ai dit, il nous faut aussi parfois accepter l'échec, pour<br /> recommencer, si possible différemment. Bon, sur le terrain ce n'est pas si simple bien sûr<br /> <br /> <br /> de plus je ne suis "embauché" que jusqu'à fin mars, donc je ne verrais sans doute pas les suivis sur toute leur longueur... mais ce n'est pas frustrant, dans la mesure où je ne suis "investi" que<br /> partiellement. J'ai aussi appris à me détacher de mon boulot de salarié, c'est une protection plus que nécessaire.<br /> <br /> <br /> <br />
D
<br /> <br /> Cela dit,<br /> bien que j'admire ce que tu fais et qui tu es, je ne peut pas m'empêcher d'imaginer que tu emplois la mauvaise stratégie, dans la mesure où je l'ais moi même employé en tant que bénévole après en<br /> avoir moi aussi bénéficié.<br /> En l'état actuel des choses, la démarche humaniste consistant à aider ponctuellement les personnes sans abris est aussi efficace que celle consistant à poser avec mille précautions, un emplâtre<br /> sur... une jambe de bois.<br /> <br /> <br /> Elle soulage certes nos consciences coupables mais ne guérit absolument rien, bien au contraire.<br /> <br /> <br /> Ne faisant que rajouter encore un peu d'essence ou d'alcool dans un brasier en croyant ainsi jouer les pompiers.<br /> <br /> <br /> <br /> La seule est unique démarche efficace consistant à concentrer nos efforts sur une personne à la fois jusqu'à ce qu'elle soit sortie du gouffre. Qu'on lui rende sa dignité en lui apprenant en<br /> quelques sortes à pêcher plutôt que de compter sur la pitié pour manger, quitte à ne recevoir pour toute aumône qu'une boite de sardine cabossée... sans ouvre-boites.<br /> <br /> Pour citer un exemple que je connais bien, puisqu'il s'agit du mien,<br /> <br /> <br /> ayant perdu une année entière de ma vie sous les drapeaux, à subir la dictature de sous-merdes kaki galonnées sans esprit ni culture, fuyant le cul de sac provincial où je croupissais et où les<br /> mots 'travail' et 'avenir' sont indissociables des mots 'piston' et 'permis de conduire', je décidais de tenter ma chance comme beaucoup à mon âge, en montant à la capitale.<br /> <br /> <br /> Imaginant naïvement qu'à force de courage, d'efforts et de persévérance, je trouverais au moins les moyens d'obtenir ce maudit papier dont l'obtention aussi onéreuse que vitale, face au sphinx<br /> (étrangleur en grec) de la république pétrolière française, est devenue synonyme de 'droit de vivre' et plus précieux que tout autre diplôme.<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> Après avoir goûté à presque tout les métiers, aussi mal payés (quand ils l'étaient) et été exploitée de toutes les manières imaginables, à l'exception de cobaye pour labos et banque d'organe pour<br /> milliardaire en mal de coeur mais n'ayant pas échappé à la mendicité, sans aucun succès, ni au resto du Q, je survivais en revendant aux touristes, des bouteilles de flotte trouvé à l'endroit<br /> même où ces derniers les jetaient, puis des boissons fraîches sorties tout droit du supermarché, puis des parapluies et des éventails, toujours en fraude et en courant car le droit de<br /> gagner sa vie honnêtement à travers un petit métiers, n'est toléré au pays de la "liberté", ni par la police ni par les autres mafieux.<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> Bref, je résume rapidement quelques mois de galère à survivre en état de stress permanent, jusqu'au jour où, je croisais la vie d'un extraordinaire italien au coeur immense (et<br /> accessoirement sosie d'Al Pacino), venant de disperser les cendres de son meilleur ami sur le lieu où ils s'étaient rencontré, prit le temps avec moi de discuter pour se changer les<br /> idées.<br /> <br /> <br /> S'apercevant au bout de la journée et d'une passionnante conversation qu'aucun de nous ne désirait terminer, que nous étions passé par les mêmes chemins et avions traversé les mêmes<br /> épreuves, il se proposa, malgré ses faibles moyens, de devenir à son tour, la main du destin, capable d'apporter un réel secours à qui était sur le point de se noyer, comme il<br /> en avait lui même bénéficié lors de son arrivé à Paris, de la lointaine Tunisie où il avait grandi (tout comme ma propre mère, de qui il est rapidement devenu le meilleur ami).<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> C'est à cet homme que je dois d'avoir réussi, sinon à m'en sortir définitivement, au moins de ne pas être tombée plus bas. M'ayant plusieurs années durant, hébergé, nourri, aidé à<br /> refaire mes papiers, passé les concours administratifs, trouvé de vrais métiers et presque les moyen d'accéder à un vrai logement; aidant après moi, beaucoup d'autres<br /> personnes dans ma situation pour les sortir à leur tour de la mouise où elles s'enfonçaient sans espoir de secours.<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> Aussi si je suis parfaitement sûre depuis ce jour,<br /> <br /> <br /> que si nous pouvons faire quelque chose pour améliorer ce monde, ce n'est pas en se contentant d'offrir une piécette ou même un bifton, un sandwich ou une couverture à ceux qui nous tendent<br /> la main mais en la saisissant pour sortir les naufragés du pavé et les raccrocher au moins à une adresse où ces derniers sont à l'abri des requins, ce qui est rarement le cas des structures<br /> d'hébergement, comme les camps de concentration, suffisamment éloignées de la "civilisation", pour y parquer les miséreux, dans le seul but de cacher leur misère et où aucun être humain<br /> encore conscient, ne voudrait être déporté, même agonisant.<br /> <br /> <br /> <br />
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T
<br /> <br /> effectivement, il n'y a rien d'admirable dans ce que je fais, c'est juste un job... qui me satisfait... et qui me donne bonne conscience, mais je ne nage pas dans l'auto-satisfaction non plus,<br /> hein ! je sens que je sers à quelque chose (après un long temps de chômage inutile)<br /> <br /> <br /> rassures toi, j'ai bien conscience que nous n'allons pas sauver le monde et que nous ne sommes pas des super-héros! juste des gens ordinaires<br /> <br /> <br /> par contre, ton Al Pacino anonyme, ton sauveur, est un surdoué de la bonne action efficace<br /> <br /> <br /> on peut arriver à faire un travail de A à Z avec certains de nos gens de la rue, c'est très très long et il y a pas mal de mises en échec "volontaires", ça peut te paraître incredible, mais<br /> certains refusent parfois notre aide<br /> <br /> <br /> <br />
D
<br /> <br /> Merci, c'est flatteur ;-)<br /> <br /> <br /> L'humanité dans son ensemble a une "sacrée" hérédité, comme le fit si bien remarquer le célèbre philosophe naturaliste Jean Rostand:<br /> <br /> <br /> "L'homme ce petit fils de poisson, cet arrière-neveu de limasse, a droit à une certaine fierté de parvenue". ;-)<br /> <br /> <br /> Ce qui m'emmène à me souvenir de cette citation de Sathya Sai Baba t'allant comme un gant:<br /> <br /> <br /> "Les mains qui aident sont plus sacrées que les lèvres qui prient!".<br /> <br /> <br /> Rappelant si besoin est, que l'humanité se divise en deux.<br /> <br /> <br /> D'un coté, ceux qui prient; de l'autre, ceux qui agissent.<br /> <br /> <br /> Et qu'il est rare de voir un religieux prier pour autre chose que pour soi même. Parole de bonne soeur ;-)<br /> <br /> <br /> <br />
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T
<br /> <br /> OUI ! j'aime les discours anti-cul-bénits ! nous ne sommes pas assez nombreux à dénoncer les méfaits de cette peste cérébrale.<br /> <br /> <br /> je suis content que l'on permette à mes mains d'aider... et puis aussi de dessiner ! si je perdais mes mains, sans doute perdrais-je aussi mes yeux. Je vais donc faire mien cet adage. Merci de me<br /> l'avoir trouvé, c'est un chouette cadeau !<br /> <br /> <br /> <br />